La France avec deux ailiers mais sans ailes

16/06/2016

En panne sèche d’imagination et tellement décevante en première période, la France n’a pas déployé ses ailes face à l’Albanie (2-0) malgré la titularisation de ses deux ailiers Coman et Martial, préférés à Griezmann et Pogba. Il a fallu attendre 35 minutes et un dribble de Coman pour assister enfin à une étincelle et à un geste technique digne de ce niveau de compétition. Pas de quoi réchauffer la flamme des supporters du Vélodrome. Pas de quoi faire peur, non plus. Ces Bleus d’attaque n’étaient justement pas d’attaque faute d’y mettre de la fluidité, de la percussion, du mouvement, de la vitesse et surtout de la justesse technique.

La jeunesse et la pression
Comme face à la Roumanie, la France a dû attendre le bout du bout pour rafler la mise. Cette fois, c’est Antoine Griezmann qui a débloqué la situation à la 90e minute d’une seconde période heureusement bien meilleure… C’était le premier tir cadré ce qui résume tout le mal français. Les Bleus ont du mental mais qui peut penser qu’ils auront autant de réussite jusqu’au bout ?

Le premier pays qualifié pour les 8e de finale cherche toujours à se lâcher ! Son « collectif » ne se sauve que grâce aux individualités. Avec ou sans ailiers, il n’a toujours pas déployé ses ailes. A quand l’envol des jeunes talents qu’un niveau de pression jamais égalé semble encore écraser ?

Philippe PERON.