En équitation, il n’y a ni week-end, ni jours fériés 

30/01/2016

Quatre questions à Nicolas Touzaint, champion d’Europe d’équitation en 2003 et 2007, champion olympique 2004 par équipe.

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Nicolas Touzaint, quels conseils donnez-vous pour réussir dans votre sport ?

  • « Pour y réussir, il faut être passionné, je dirais même acharné parce que ça demande beaucoup de temps. C’est un investissement personnel énorme car il faut s’occuper des chevaux tous les jours. En équitation il n’y a ni week-end ni jours fériés. A la finalité, il faut tout, mais au départ il faut surtout être motivé et dévoué. »

L’accès au niveau professionnel n’est-il pas compliqué ?

  • « Il faut être patient car pour réussir, il faut trouver le bon cheval. Moi je l’ai trouvé à 25 ans mais certains ne le trouvent qu’à 30, voire 35 ans. Il faut saisir chaque opportunité. Certaines écoles comme l’ENE (École nationale d’équitation) peuvent faciliter cet accès mais à un moment tu dois te lancer. »

L’équitation est parfois perçue comme un sport onéreux. Qu’en pensez-vous ?

  • « Même un cavalier qui n’a pas de gros moyens peut y arriver. Il devra commencer par travailler chez des cavaliers professionnels et s’il est talentueux et motivé on lui confiera des chevaux. Au fur et à mesure il se fera un nom et accédera au haut niveau. L’argent peut permettre d’aller plus vite, de sauter des étapes, mais à un moment si tu n’as pas de qualités ça bloque. Avoir un bon cheval facilite les choses, mais sans qualités tu ne réussis pas. »

Dans ce parcours, le mental est-il si essentiel ?

« Tout cavalier peut y arriver s’il le veut vraiment. C’est pour cela qu’il ne faut pas se décourager. Et puis dans le monde professionnel, une écurie fera plus confiance à un bon cavalier qu’à un bon cheval, car le cavalier sera capable de faire tourner l’écurie tout seul. C’est une question de volonté. »

Recueilli par Alexis Borne pour Sportsetvaleurs.com