De Michael Jordan à José Morinho, l’argent fou de la planète sport

29/12/2015

En cette fin d’année, il y a des chiffres qui font tourner la tête lorsque l’on parle argent sur la planète sport. Revue de presse du Daily Mail (Londres) au Chicago Tribune en passant par le Monde (2013)…

Selon le Daily Mail, le licenciement de l’entraîneur José Mourinho coûte 55 M€ au club de Chelsea. Le quotidien londonnien va même plus loin dans son estimation. Il considère que si cette indemnité de licenciement se confirme, Chelsea (7e club le plus riche au monde selon le cabinet d’analyse financière Deloitte avec 387,9 M€) aura dépensé plus de 87 M€ pour l’entraîneur en moins de trois ans (40 M€ de salaire et 55 d’indemnités). En réalité, l’addition est même plus lourde. En six ans, Mourinho et son staff auront fait sortir près de 130 M€ des caisses de Chelsea puisque l’entraîneur avait déjà touché salaire et indemnité de licenciement, une première fois. Terminée en 2007, la première ère Mourinho avait ainsi coûté près de 42 M€ (19,9 millions de salaire et 22 millions d’indemnités précisément).

Michael Jordan gagne et aide 23 associations

Aux USA, le Chicago Tribune explique que Michael Jordan est un homme de parole. L’ex basketteur des Bulls avait promis d’offrir à diverses associations de la ville de Chicago l’intégralité des gains en cas de victoire lors du procès qui l’opposait à la marque Dominick’s and Jewel-Osco (chaîne de supermarchés).

La légende de la NBA tient promesse. Il a reversé la totalité de la somme perçue à des associations de la ville, soit 8,9 millions de dollars. « Les 23 œuvres de charité choisies sont impliquées dans la santé, l’éducation, et le bien-être des enfants de Chicago. Chicago m’a tant donné et j’aimerais faire de même pour ses enfants et pour le futur de la ville » a commenté Michael Jordan.

Le Monde et les Fédérations françaises

Pour remettre en perspective ces sommes financières vertigineuses, l’extrait d’un troisième journal donne d’autres échelles, plus françaises celles-là. En France, un classement avait été publié en 2013 par le Journal Le Monde. Il donnait le palmarès des fédérations les mieux dotées par l’État. D’abord, celle de Ski (3,95 M€ en 2011), puis celles de handball (3,26 millions), de cyclisme (3,2 millions), d’aviron (3,2 millions), d’athlétisme (3,1 millions), de natation (3,04 millions)… Et c’est là que la « simple » prime de licenciement d’un Mourinho à Chelsea semble débarquer d’un autre univers. Celui des affaires mais pas du sport.

Philippe PERON.