« J’ai appris les valeurs de partage et de respect »

01/02/2016

Eugénie Le Sommer, équipe de France de football

« J’ai appris les valeurs de partage et de respect »

L’invitée de Sportsetvaleurs.com. Eugénie Le Sommer, attaquante de l’équipe de France féminine de football et de l’Olympique lyonnais.

Eugénie, la pratique d’un sport collectif vous a t’ il transmis des valeurs dans votre vie quotidienne ?

« Oui. La pratique du football m’a permis d’avoir des valeurs. Des valeurs de partage, des valeurs de respect de mes coéquipières, de l’adversaire, de l’arbitre, du cadre, de l’institution. Il faut toujours penser à l’équipe et à ce que je peux faire pour que tout le monde se sente bien. On ne pense pas qu’à soi lorsque l’on joue au foot mais on pense à chaque membre de l’équipe pour atteindre notre objectif commun, cela fait parti de la réussite. »

Comment êtes-vous arrivée dans le monde du sport ?

« Je suis issue d’une famille de sportifs. Mes parents ont joué au foot, mon grand frère aussi, mes sœurs ont fait de la gym donc j’ai baigné dans le sport depuis le plus jeune âge. J’ai aussi pratiqué le judo de 4 à 12 ans. »

Vous êtes issue d’une famille de 9 enfants ! Est-ce que vous avez dû faire des sacrifices atteindre vos projets professionnels dans le monde du foot ?

« Oui forcément la pratique du sport de haut niveau nous fait faire des sacrifices. Je suis entrée à l’internat à l’âge de 12 ans pour intégrer un sport-études féminin. J’ai aussi manqué beaucoup de réunions de famille. Et je me suis éloignée géographiquement de ma famille qui est pour la plupart en Bretagne. Mais je vis de ma passion donc je n’ai pas à me plaindre ! »

Est ce que vous aviez des idoles qui vous ont donné envie de faire ce sport ?

« Mon idole a toujours été Zidane. C’est le joueur star de ma génération. J’ai suivi de près la Coupe du Monde 1998, j’avais 9 ans et j’ai grandi en regardant ses matchs. »

Comment envisagez-vous la suite de votre carrière ?

« Pour le moment c’est encore flou. Je suis en fin de contrat avec l’OL mais je ne sais pas encore de quoi mon avenir sera fait. J’aimerais bien un jour partir à l’étranger pour apprendre une nouvelle langue. Une nouvelle culture mais je ne sais pas quand. »

Le foot féminin est de plus en plus médiatisé. Comment voyez-vous son avenir ?

« J’espère que cet essor va continuer surtout qu’il y a la Coupe du Monde en France en 2019. Cela pourrait être un tournant du football féminin en France mais pour cela il faut que l’équipe de France fasse un résultat. Je pense aussi que le championnat devrait être au moins semi-professionnel pour pouvoir être plus attractif et que les clubs investissent un peu plus pour que les joueuses bénéficient de meilleures conditions pour jouer et s’entraîner. »

Propos recueillis par Baptiste Devaux